L’épi génétique, nos comportements et nos mémoires

L’épi génétique est l’étude de l’ensemble des phénomènes qui ont une influence sur la génétique, c’est à dire sur notre ADN.

Il y a déjà eu beaucoup d’encre qui a coulé en psychologie sur les liens entre le vécu de nos parents (ou grands-parents) et qui influencerait nos choix, comportements, peurs, blocages, etc. Jusqu’au debut des années 2000, les sciences « médicales » ne permettaient même pas d’imaginer les mécanismes en œuvres au niveau du corps pour matérialiser un tel transfert d’informations (de souffrances). Depuis les années 2010, des hypothèses et des travaux de recherches sont publiés qui explorent ces facettes intuitives jusque là de notre relation à nos ascendants (ancêtres). Je veux parler de l’épigénétique, cette nouvelle branche de la génétique qui étudie tous les phénomènes qui influencent l’expression, ou non, d’un gène contenu dans notre ADN.

De l’ADN codant à l’ADN « poubelle »

Les premiers seront derniers …

Pour faire simple, notre ADN contient de façon codée l’ensemble des recettes nécessaire à notre fonctionnement, il contient aussi des recettes qui créent des phénomènes qui ne sont pas très efficaces pour la vie, mais également des recettes qui vont dans le sens contraire à la vie, la maladie. Ce sont dans ce cas les maladies dites « génétiques ». Durant les années 1990, les chercheurs étaient persuadés que 90 pour-cent des connaissances du vivant étaient acquises et que les « recettes du vivants » étaient à portées de mains. C’était sans compter sur ce qu’ils appelaient à l’époque « l’ADN poubelle ». En effet, cet « ADN poubelle » (Junk DNA, en anglais), plus ou moins 85% de l’ADN total, à montré qu’il influençait l’ADN dit « codant », c’est dire que l’ADN poubelle influençait par stimulation ou inhibition l’expression des « recettes » contenue dans l’ADN codant. Dès lors, un nouvel « univers » s’ouvrait aux chercheurs et repoussait d’autant les limites de nos connaissances, repoussant également le rêve de certain concernant la « recette du vivant ».

Ok, l’ADN poubelle, qui, on le pensait avant les années 2000, servait d’archive, se retrouve propulsé dans les années 2010 à jouer le role de régulateur de l’ADN codant.

Comment cet ADN « poubelle » influence t il l’expression de l’ADN codant ?

C’est par nos comportements !

Et oui, vous avez bien lu ! Nos comportements ont un impact sur l’ADN de chacunes de nos cellules et leur expression tendant vers la bonne santé ou le mal être et la maladie. Ne tardons plus voici les 5 grandes catégories de comportements qui ont un impact sur notre ADN et notre santé.

  • Notre rapport à l’alimentation
  • notre rapport à l’activité physique
  • notre rapport au plaisir
  • la qualité de nos relations familiales et sociales
  • notre manière de gérer le stress

Une analyse rapide nous incite a conclure que nous devons faire attention à ce que nous mangeons, à faire du sport, à éviter les relations « toxiques », à éviter le stress et à se faire énormément plaisir !

Ben oui et non ! En fait, il semble que la qualité de ce que nous mangeons n’importe qu’en partie, le comment mangeons nous importe tout autant. Mangeons nous avec plaisir et ce plaisir est il partagé ? Le rapport au plaisir dans cette liste change toute la compréhension de cette liste. Ce qui importe n’est plus le « quoi » mais le « comment » !

Le plaisir au centre de nos vies, de notre ADN et de notre santé !

Nouveau programme le plaisir, mais attention aux pièges !

C’est un super programme ça ! Plaisir pour tout le monde et la bonne santé au bout du chemin ! Ce nouveau programme semble tout droit sorti d’une publicité ou d’un nouveau programme minceur miraculeux.

Oui, aujourd’hui, la recherche en épigénétique se tourne vers l’influence de nos comportements cités plus haut sur notre santé globale. Le plaisir est au centre de ces études, mais attention, il y a plaisir et plaisir. Ce sont probablement les mêmes différences qu’il y a entre bien être et exaltation, apaisement et excitation, … . Il y a donc le plaisir (constructeur) qui mène à la bonne santé et le plaisir (destructeur) qui mène à la maladie progressivement.

Par ailleurs, ce sont les dernières découvertes et le piège est évidement d’oublier toutes les autres causes et conséquences connues. Nous ne faisons que découvrir de nouvelles choses, les anciennes ne sont pas abolies pour autant. Mais allons voir ce que nous apprends l’épi génétique sur les maladies et les mémoires transgénérationnelles ici.

Pour ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance en épigénétique je vous propose une petite séléction de vidéos de vulgarisations ci dessous :

Suite de l’article épigénétique et ostéopathie : les mémoires transgénérationnelles

à suivre ici …

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