Comment se transmettent les traumatismes de génération en génération ?

Ou comment hérite t on des souffrances de nos parents (grands parents) ?

Pour commencer, je vous invite à visionner cette courte vidéo évoquant la découverte et la mesure d’un traumatisme familial sur 3 générations : attention nous sommes au coeur d’un véritable drame familial, Vidéo : la mémoire de nos souffrances sur l’ADN. En synthèse, les traumatismes et chocs de nos vies vont marquer notre ADN qualitativement et quantitativement et peuvent se transmettre sur au moins trois générations.

Peut-on agir sur ces traumatismes épigénétiques transgénérationnels ?

Aujourd’hui la recherche scientifique nous indique que le marquage de l’ADN peut se transmettre mais peut également se réduire jusqu’à disparaître dans les meilleurs cas. Comme nous l’avons dans les vidéos de l’article précédent, les scientifiques s’accordent pour dire que l’alimentation, l’activité physique, la qualité des relations familiales (et sociales), la capacité à gérer le stress, notre rapport au plaisir et la gestion des émotions (Voir article corps-émotions-conscience) sont toutes des portes d’entrées pour influencer l’évolution de ces marquages sans pour autant être miraculeux.

L’apport de l’ostéopathie et de l’étiomédecine sont elles une avancée ?

Comme nous venons de le voir la recherche scientifique (EBM) dans ce domaine est encore aux balbutiements voire n’a même pas encore envisagé de thérapie, car il y a encore énormément d’inconnues et de paramètres à étudier. En effet, pour que les nouvelles découvertes soient intégrées dans les protocoles médicaux il faut de nombreuses études et années de recherches. Ces sont les thérapies dites « déductives » qui ont besoin de s’assurer que les nouvelles techniques thérapeutiques agissent sur le plus grand nombre de personnes et sans danger.

Comme l’histoire de l’ostéopathie nous l’a montré (voir article : l’ostéopathie, Origine, principes et évolution) elle se positionne dans le champ des médecines dites « analogiques ». L’étude de l’anatomie, de la bio mécanique, de la physiologie ainsi que le travail empirique sur les patients permettent de tirer des « principes » de traitements qui ne sont pas des  

« recettes ». Nous avons vu également que les techniques ostéopathiques ont évolué au fil des décennies en suivant généralement de prêts les grandes avancées scientifiques (voir : la partie évolution de l’article en lien ici). Aujourd’hui, la place nouvelle de l’épigénitique et des émotions dans les processus d’apparition et de transmission des maladies ou dysfonctions nous demandent de voir encore plus loin les relations entre ces découvertes et les outils que nous avons à notre arsenal ostéopathique.

C’est dans ce contexte que l’outil thérapeutique étiomédecine (tel que nommée par son découvreur) apporte une réponse à l’évolution ostéopathique. Tous les principes ostéopathiques sont respectés, seule leur application est élargie un peu à la manière d’une pyramide dont on découvrirait qu’elle possède une base plus large que celle connue jusque là. Cela fera peut être l’objet d’un article ultérieur. Retenez ici que le coeur du travail thérapeutique avec l’outil étiomédecine est de permettre à l’information émotionnelle (qui ne circule plus correctement du corps vers le mental (cerveau)) d’être remise en mouvement si c’est possible.

Pour tenter de répondre à la question si l’ostéopathie et l’étiomédecine sont des avancées, nous pouvons considérer deux aspects. Premièrement, rappelons que l’ostéopathie et l’étiomédecine sont des pratiques thérapeutique que nous pouvons ranger dans la catégorie des thérapies «analogiques ». Elles font souvent le vivier des idées qui seront les futures centres de recherche (EBM : Évidence Based Medecine) en médecine. Il suffit de voir le nombre d’études plus ou moins sérieuses qui cherchent aujourd’hui à « valider » l’ostéopathie et d’autres thérapies. Quoi qu’il en soit de nombreuses thérapies mettaient en avant l’importance des émotions et ou des « mémoires transgénérationnelles » depuis des décennies. Ces mêmes théories étaient dénigrée, voire jugée dangereuse, par la médecine et les sciences dures.

En vous rendant chez l’ostéopathe vous entrez dans un univers où l’observation, l’étude des connaissances du moment, le ressenti, beaucoup d’expériences cumulées sur des générations d’ostéopathes vont servir votre ostéopathe pour tenter de trouver sans « recettes » un chemin pour accompagner votre corps vers une capacité harmonieuse d’autorégulation. (Voir les principes fondateurs de l’ostéopathie). Il n’y a pas de garantie de réussite mais une promesse de générer une expérience qui additionnée aux expériences passées et futures permettra de démêler les énigmes du vivant afin de poursuivre l’évolution de notre humanité.

À bientôt pour de nouvelles expériences

Boris

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Catégories : Actualités

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